Des plages du Pacifique aux lacs des Rocheuses
Nous souhaitions depuis longtemps découvrir l'ouest canadien Nous partons donc pour quatre semaines en Colombie britannique et en Alberta... Ce circuit, nous mènera de parc en parc, de l'Ile de Vancouver à Calgary... Nous passerons plusieurs jours sur ces parcs afin d'avoir le temps de randonner,..., d'observer, de sentir...

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Nous avons déjà fait deux voyages au Canada. Mais c’était sur la côte est, en 2005 et 2007, au Québec et en Ontario, des grands lacs à l’embouchure du Saint-Laurent.

La côte ouest nous attire depuis longtemps. Arpenter les plages du Pacifique, crapahuter sur les pentes des Rocheuses, découvrir lacs et cascades, approcher une faune variée est un rêve déjà ancien.

Le projet a mûri. Il s’affine depuis un an… Il est prêt.

Ca y est, nous partons pour quatre semaines, en famille, en Colombie britannique puis en Alberta...

Ce circuit, en voiture, nous mènera de parc en parc, de Vancouver à Calgary...

Nous passerons plusieurs jours sur ces villes et ces parcs nationaux afin de prendre le temps de randonner, d'observer, de sentir...

 

 

Loïc et Fabien m’ont poussé à faire ce blog de voyage. J’ai hésité longuement… Je ne l’ai ouvert que  deux jours avant le départ et je n’étais pas sûr de pouvoir l’alimenter régulièrement. De jour en jour, je me suis pris au jeu…  j’ai même pris un réel plaisir à le rédiger…

                                                                                                                                                            Jean-Pierre

9 juillet. J-2

 

La grosse chaleur est là! Plus de 30°, c'est sûr!

Nous recherchons l'ombre... et celle du grand cerisier de Champs est particulièrement rafraîchissante et propice à la sieste!

Mais le départ approche et il faut vérifier les bagages: surtout ne rien oublier d'essentiel, de vital...

Samedi matin, c'est le départ... et nous commencerons par une croisière!

En effet, nous prendrons l'avion à Londres, à l'aéroport de Gatwick, dimanche. Nous gagnerons l'Angleterre, par bateau, la veille, à partir de Dieppe. Le ferry nous déposera, 4 heures plus tard à Newhaven, à 1 heure de l'Auberge Gatwick Belmont où nous dormirons avant le décollage...

 

10 juillet. J-1

La grosse chaleur est toujours présente. Même pas le moindre orage ou le moindre souffle d'air pour nous rafraîchir.

Dans la matinée, nous sommes allés à Val d'Europe: Loïc et Fabien recherchaient des mangas et autres ouvrages afin d'occuper les temps libres durant le séjour... je me demande bien où nous allons pouvoir caser ces livres! Les sacs sont remplis... nous les avons pesés et nous sommes ric-rac au niveau du poids... nous sommes à 1kg du maximum autorisé!!!

En début d'après-midi, nous avons pris le café chez Christine, la nourrice de Fabien quand il était "petit", à Noisiel. Nous avons bavardé de chose et autre et au passage de leur voyage du mois d'août ....... au Canada, au Québec... ça dépayse et ça fait du bien!!!

Plus que quelques heures...

 

11 juillet. Nous y sommes !

 

Départ de Champs, hier samedi, vers 10h, direction Beauvais. Nous déjeunons au Mac Do de Gournay-en-Bray.

 

Nous arrivons vers 14h à Dieppe, où là, surprise, un épais brouillard enveloppe toute la côte! Dommage pour la vision des falaises... il faudra revenir.

Il y a un monde fou en ville et sur le front de mer… il est difficile de trouver une place. Nous prenons une collation au « Café de la Paix » sur le port, marchons un peu dans le centre-ville très animé avant de rejoindre le terminal des ferries. Notre imposant bateau "décolle" à l'heure pour une traversée sans encombre d’environ quatre heures.

Nous arrivons de nuit à Newhaven, toujours dans le fog! Nous redoublons d’attention : ici, conduite à gauche de rigueur ! Vigilance de tous les instants sur les giratoires, aux carrefours,... pour ces 80km qui nous mènent à Gatwick. Nous arrivons à l'auberge « Gatwick Belmont » à 23h. Le veilleur de nuit est charmant. La chambre bien agréable, est au calme, ... mais  n'oublions surtout pas le réveil!!

Ce matin, lever à 5h pour une longue journée faite d'attentes, de contrôles, de fatigue... Léger retard au décollage mais tout rentre dans l'ordre. 11h sans escale, près de 11000 km à 12000m... l'atterrissage à Vancouver s'est passé en douceur, tout comme les formalités douanières. L'aéroport est vaste, calme et superbement décoré : plantes vertes, fleurs, totems, fresques… Il est vrai que les Jeux Olympiques ne sont terminés que depuis peu. Le transport en taxi est parfaitement organisé. Ainsi, rapidement,  un vaste véhicule jaune embarque nos 7 gros sacs... les rues sont larges, vertes, bordées de maisons cossues aux jardins sans barrière...Le chauffeur, souriant, nous présente fièrement sa ville, et est agréablement surpris que je connaisse déjà les choses à visiter… 20 minutes plus tard, il nous dépose au centre-ville, devant l'Auberge de Jeunesse, Granville Street. Il nous souhaite chaleureusement bon voyage. A l'AJ aussi, très bon accueil. La fatigue est maintenant bien présente (il est minuit heure française) mais l'envie d'aller en ville est plus forte. Nous déposons les sacs dans notre chambre familiale, nous nous rafraîchissons et sortons…

Nous descendons Granville Street pour aller voir le "Port de Vancouver", chanté dans les années 70, par Véronique Sanson. Nous longeons des gratte-ciel, passons près de la flamme olympique… L'animation est partout: dans les rues, où des Espagnols en liesse fêtent la victoire en Coupe du Monde, sur les quais où d'énormes traversiers attendent les passagers pour l'Alaska, sur l'eau où des navires de grande taille manœuvrent en permanence, dans l'eau et dans les airs avec un ballet incessant d'hydravions... c'est un vrai plaisir pour les yeux!  Nous recherchons un restaurant sur Robson Street: nous "atterrissons" au Bretagne, une crêperie avec des photos de France et de Bretagne!

19h, la fatigue est trop forte… retour à l'auberge: je suis fatigué, je dors debout, j'ai sommeil...à demain pour une virée dans le parc Stanley...

 

12 juillet. Vancouver,  promenade autour du Parc Stanley.

Notre premier réveil est matinal. C’est logique, vu le décalage horaire. On entend les mouettes... La nuit a été bonne et calme. La climatisation fait du bien car il fait chaud. Il y a affluence pour le petit-déjeuner… la cuisine de l’auberge, avec ses douze places est trop petite… nous mangeons dans le salon télé !

Dès neuf heures, nous prenons la direction du port, passons sur Canada Place, lieu de rencontres pour arriver au Parc Stanley sous un vent assez fort. Nous suivons la belle piste piétonne "The Seawall", au bord de l'eau, autour du vaste parc où dominent des arbres de belle taille. Durant ces 13km, nous prenons notre temps en marchant tranquillement et nous en prenons plein les yeux... que c'est agréable!

A chaque virage du Seawall sa découverte: la Marina avec ses bateaux de toutes les tailles et ses maisons flottantes, la plaine des grands totems colorés des premières nations,

}

la petite sirène, agréable petite statue, dont les « pieds » trempent dans l’eau, le Lion's Gate, le grand pont suspendu, qui permet de rejoindre le nord de Vancouver,


la dizaine de gros cargos ancrés dans la baie dans l'attente d'une place au port, les petites plages au sable fin colonisées par les mouettes et les oies,

les montagnes, présentes dans toutes les directions... et toujours, au-dessus de nos têtes, le va-et-vient des hydravions ballottés par les bourrasques. Ce joyau de verdure est à dix minutes du centre de la cité: une aubaine pour les résidents qui ne se gênent pas pour pratiquer en nombre jogging, vélo, roller, ... nous sommes sous le charme.

Nous rentrons par Georgia Street, plaisante artère, large, verte et bordée de superbes appartements aux grandes baies vitrées.

Nous passons la soirée dans le quartier Gastown, près de la gare: les anciens entrepôts  de la Canadian Pacific ont été rénovés en restaurants ou boutiques d'artisanat ...nous apprécions ce coin plein de charme. Nous y prenons notre repas du soir, avec des plats à base de pâtes…



Publié à 10:56, le 20/08/2010, Noyal-Pontivy
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13 juillet. Journée vélo à Vancouver.

10h30. Plus un souffle de vent. Le grand soleil est toujours là quand nous enfourchons nos montures. Au bout de 100m, saut de chaîne chez Christine! Illico, elle retourne son engin et met les mains dans le cambouis... ça repart!   

Nous attaquons la promenade par le front de mer du Parc Stanley...  Nous avançons, silencieux ... puis là, sur un rocher, tranquille, une loutre prend son déjeuner.

Seul, un pygargue majestueux va parvenir à la perturber: il plane quelques instants au-dessus à la recherche du poisson convoité et s’éloigne... Nous nous enfonçons, aujourd'hui, au cœur du parc, par des sentiers odorants, dominés par de grands arbres… Nous  surprenons un raton laveur qui cherchait le frais...Nous découvrons ainsi le lac Beaver puis le panorama de Prospect View Point: d'ici, nous embrassons du regard la baie, le port, le Lion's Gate... instant émotion!

Nous prenons ensuite la piste Seaside qui nous mène vers les plages d'English Bay, avec des palmiers, et les criques de Falscreek où se trouvent le stade olympique en rénovation et le superbe village des athlètes. La piste serpente harmonieusement entre les immeubles, les espaces verts, les marinas... des arbres, des fleurs l'agrémentent tout le long... ici, le cycliste a une vraie place, tout est fait pour lui faciliter les déplacements, tout est fait pour l'inciter à prendre son vélo... et ça marche, il y a un monde fou sur cette piste; mais jamais de bousculade, pas de râleurs, beaucoup de respect pour les autres usagers, piétons ou rollers... nous, ça nous donne envie de sortir, de bouger, de flâner!

 

Au détour d'un virage, un cycliste du coin m'a abordé. Il parle quatre langues. Nous avons bavardé, quelques minutes, chemin faisant... il a déjà parcouru 60000 km en Europe, il adore la France et a grimpé tous les cols du Tour de France. Il revient à l'automne sur nos terres!!! Il m'a donné le résultat de l'étape du jour : « Schleck est en tête au classement général mais j’ai peur qu’il ne résiste pas à  Contador... ».

 

14 juillet. Vers Nanaimo…

11h30. Nous venons de quitter l'auberge. Nous prenons possession de notre véhicule: une Dodge Grand Caravan... "Belle bagnole" ...nous n'avons pas l'habitude d'un tel volume, d'un tel confort... nous pourrons nous étaler! Le temps de s'installer, de comprendre le fonctionnement des commandes essentielles et nous quittons Vancouver qui a su nous charmer durant ces deux courtes journées.

Le ferry pour Nanaimo part en fin d'après-midi. Aussi, nous profitons de ces quelques heures pour nous détendre dans le Parc de Lynn Canyon, au nord de Vancouver. Une petite promenade d'une heure nous permet de franchir le célèbre pont suspendu (haut de 50m) et de déambuler dans cette forêt d'épinettes à l'odeur si envoûtante...

Nous sortons de Vancouver par la jolie route côtière Marine Drive qui arrive droit sur le terminal des traversiers de Horseshoes Bay, au fond d’une petite crique.

17h. Une corne de brume puissante se fait entendre. Le ferry quitte le port.

Dans 1h30, nous serons sur l'Ile de Vancouver. Nous traversons sous un soleil radieux le détroit de Géorgie. Accoudés au bastingage, nous savourons le panorama : la mer plate, Vancouver qui s'éloigne peu à peu à l'horizon, les montagnes enneigées dont le Mont Olympic toujours blanc, les îles du détroit, le bleu intense de l'océan dans lequel nous recherchons... nous espérons apercevoir des nageoires d'orques... hélas...

Nanaimo est une ville agréable. Après un repas chez Subway et un petit tour en bord de mer, nous regagnons notre AJ d'un soir, « Painted Turtle Guesthouse ». Elle mérite bien son titre de meilleure auberge du Canada...

Nous partons vers Tofino, vers l’ouest, demain... j'espère trouver un point internet pour me connecter!!!

 

15 juillet. Vers le Pacifique.

Ouf, je viens de trouver un point de connexion internet...

Petit déjeuner chez Tim Hortons de Nanaimo, avec des croissants au beurre... puis achats pour trois jours au "Carrefour" du coin; globalement, il y a les mêmes produits qu'en France mais les conditionnements sont à la taille du pays...!

Nous prenons la direction de Tofino. Jusqu'à Parksville, nous longeons la "mer". Puis, peu à peu, les villages s'espacent, les habitations se raréfient, les forêts de sapins et les lacs occupent tout l'espace, à perte de vue... le relief est plus marqué, les courbes plus fortes, les pentes s'accentuent, ... mais ça ne perturbe pas la puissance de la Dodge...

Un arrêt s'impose au Parc de Cathedral Grove.

Ce vestige de l'ancienne forêt humide présente des conifères de très haute taille (80m) et d'un diamètre respectable (3m)... ici, la lumière est rare, les mousses, les fougères dominent ainsi que les troncs couchés par les dernières tempêtes... l'ambiance est particulière, c'est très impressionnant! On se sent vraiment petit, on est peu de chose!

La belle route se poursuit, via Port Alberni et Ucluelet... Je mets enfin des images sur ces lieux, découverts dans mes lectures, au cours de la préparation du séjour.

Enfin, au bout de la route, au bout du Parc Pacific Rim, au bout de la péninsule, Tofino... Quelle jolie vue que ce petit port aux pontons de bois, entouré de bras de mer, cerné de monts arrondis couverts de forêts de sapins... avec au loin, des sommets enneigés...

Nous camperons, pour trois nuits, au Bella Pacifica. De notre emplacement, à 30m, et derrière un rideau d'arbres, la plage, l'océan, les vagues,... c'est beau! Quelle chance de dormir dans ce cadre!

A quelques mètres de là, des panneaux "Alerte Tsunami" indiquent la route d'évacuation"... Très bonne nuit à tous!

 

 

 

 

 

 

 

16 juillet. La faune du Parc Pacific Rim.

 

Le bruit des vagues déferlant sur la plage a rythmé notre fraîche nuit. Après un rapide petit déjeuner face à l'océan, nous rejoignons Tofino noyé dans la brume matinale.

 

Nous avons rendez-vous, à 9h30, chez "Aquatic safaris" pour une sortie ours, en bateau... Parka, bonnet et gants sont de rigueur. Nous ne comprenons rien aux explications de notre souriante guide naturaliste, mais qu'importe... on veut voir des ours! Ces grandes peluches noires (au nombre de 10000 sur l'île!) viennent, à marée basse, sur les grèves des coves (un peu comme nos abers ou rias), se délecter des coquillages déposés par la haute mer. On les voit donc très bien d'un bateau. Jumelles à la main, caméra et appareils photos armés, nous sommes prêts...mais depuis une heure, nous n'avons que des (beaux) paysages à nous mettre sous la dent... avant que la guide ne mette le cap sur une plage où, enfin, un "black bear" déjeune. Nous le voyons à 30m... sympa! Il se moque du bateau et poursuit son festin. Nous en verrons un autre, plus gros, sur une crique voisine, qui retirait de sacrés galets pour trouver sa pitance.

 

Sur le trajet retour, nous apercevons plusieurs phoques, ainsi que des "eagles", des pygargues, ces grands pêcheurs, au regard fier et acéré: une bonne dizaine, perchés dans leur nid, posés sur des branches ou sur des ilots, ou en vol... quelques clichés et il est déjà l'heure de rentrer au port, dommage!

Dans l'après-midi, nous commençons à arpenter les différents sentiers: la colline radar d'où l'on domine tout le secteur, la plage Convers, couverte de troncs, où l'on peut "toucher" l'océan tumultueux, la forêt humide côtière où l'on évolue sur des chemins en bois, au cœur d'une végétation luxuriante, au cœur du monde vert: surprenant!

Alors que je tape ce texte, une Canadienne de Vancouver, enseignante de Français, engage la conversation: elle revient d'un voyage sur la Côte d'Azur... Elle est presque surprise que l’on vienne ici passer quelques jours… c’est si loin des montagnes ! Elle ne connaît que ce coin de l’île, n’est jamais allée jusqu’à Port Hardy et n’a jamais fait le passage intérieur en bateau… Là, c’est moi qui suis surpris ! Tofino a bien changé en 30 ans...Elle y venait, autrefois, en moto, et campait directement sur la plage au milieu des moustiques… il n’y avait que peu de touristes, la route n’était pas goudronnée mais  d’énormes camions transportant du bois utilisaient la simple route de terre… elle a lutté, et gagné, avec d’autres, pour la protection du site, pour garder intactes ces forêts et ces plages... nous lui avons appris le mot "déforestation"... elle est contente, elle aime bien apprendre des mots techniques!

Bon anniversaire Eric pour ce demi-siècle... bon courage!

 

17 juillet. Les plages du Parc Pacific Rim.

 

Ce matin, pas de rendez-vous, pas de départ matinal, le réveil est donc à la carte... mais à 8h30, tout le monde est toutefois réveillé. C'est sous un très léger crachin que nous prenons le petit déjeuner. La crique, devant nous, est totalement noyée dans la brume... mais ça ne devrait pas durer.

Il y du mouvement dans le camping ce matin: des caravanes et des camping-cars monstrueux (8 à 10m), les vacances terminées, quittent les lieux... on est ridicule, nous, avec nos 2 petites guitounes!

Nous consacrerons la journée à la découverte des sentiers du parc débouchant sur l'Océan. Nous devrions, tranquillement, parcourir une douzaine de km. Nous commençons par le sentier aménagé, en bois, de l'Anse Schooner qui est sur une réserve indienne. Il traverse d'abord la forêt humide et impénétrable, envahie de plantes surdimensionnées.

 

Après un km, le sentier débouche sur une vaste plage de sable blanc bordée sur toute sa longueur de sapins. C'est marée basse, nous marchons longuement sur cette plage déserte... la brise est légère, le ciel encore couvert et nous supportons les bonnets.

 

Le nombre de troncs, de toute taille, déposés par l'Océan est impressionnant. Ballottés par les flots, ils n'ont plus d'écorce et sont presque blancs... Des rochers, hors d'eau actuellement, sont entièrement colonisés par une foule d'animaux: de grandes étoiles de mer, des moules, des anémones et des bestioles semblables au rocher mais qui s'animent, qui s'ouvrent, dès qu'on les arrose: le rocher semble vivant! Dans un sapin, un grand nid de pygargues. Loïc fait le pitre avec d'énormes algues semblables à des tentacules de pieuvre. La mer remonte lentement et le soleil apparaît enfin...


Nous déjeunons à Long Beach, près du Centre d'Informations qui présente une exposition sur les Indiens, pêcheurs de baleines. C'est la plage des surfeurs, il y en a partout.

 

Ceux qui nous côtoient tournent à la bière (canette sur canette) en attendant la  "vague"... il n'y a que Max, leur chien, qui ne picole pas! Nous prenons le sentier de la Baie Florencia totalement aménagé de passerelles et d'escaliers: un travail de titans qui justifie pleinement les droits à payer pour entrer dans ces parcs nationaux. Le joli sentier mène à cette plage, témoin, à l'époque, d'un naufrage... Sur elle aussi,  d'immenses troncs enchevêtrés, un véritable mikado géant!  Nous nous posons sur ces sièges improvisés, face aux déferlantes, la côte à perte de vue... instant "méditation"...

De retour à la voiture, les surfeurs boivent toujours...

Au camping, il fait frais. La nuit tombe vite. Le soleil couchant donne une belle coloration au ciel et aux nuages. Les feux de bois s'allument dans tous les coins. Les flammes dansent dans la pénombre, ça crépite et ça sent bon...

 

 

 

 

 

 

 

18 juillet. Trajet en voiture pour Victoria.

C'est sous le crachin que nous plions les tentes.

A 10h, nous disons adieu à Tofino... Un dernier arrêt photo à Long beach et nous quittons définitivement le Parc de Pacific Rim. Il nous a bien plu, ce parc, avec ses plages et ses sentiers humides... au fait, curieusement, il n'y a pas de moustiques. C'est Christine qui est contente!!

Cette liaison de 320km nous mènera à Victoria, la capitale de la British Columbia.

Nous repassons à Port Alberni, après avoir traversé des coins agréables, dans la montagnes: Taylor river, Kennedy lake, Marion creek, Sproat lake...

Vers 15h, nous arrivons à Coombs, petit village, genre Western. Nous allons visiter le renommé "Jardins des papillons": c'est très agréable de pouvoir contempler de si près de si beaux spécimens...

 

...on peut aussi y admirer de superbes orchidées... Stéphane, tu aurais aimé!

En fin d'après-midi, nous entrons dans Chemainus, jolie petite ville, aux maisons fleuries, célèbre pour ces 37 tableaux, grandes peintures murales, œuvres d'artistes locaux.  Elles sont réparties dans tout le village et racontent l'histoire du pays et des communautés indiennes. On les découvre à pied.

Quel coup de pinceau!

Vers 19h, nous arrivons à Victoria. Notre hôtel, Huntington hôtel, près du port en centre-ville, est superbe. Je l'ai trouvé en janvier dernier sur internet... notre chambre est grande, avec une chambre en mezzanine. Elle est fort bien équipée, avec coin cuisine complet, frigo, ... c'est presque trop! Hier, on dormait dans un simple camping et ce soir, on se retrouve dans ce bel établissement... mais il faut de tout dans un voyage...

Nous avons faim... Nous longeons le port très animé, passons devant le Parlement ainsi que devant le Grand Empress Hôtel, très british... la ville dans la verdure, est agréable, calme, ...

 

On verra tout ça, plus en détail, demain…

 

 

 

 

 

 

 

19 juillet. Promenade dans Victoria.

 

10h, nous venons de passer devant le Parlement, quand nous pénétrons dans le célèbre Royal BC Museum, à 500m de notre hôtel. En général, nous ne sommes pas particulièrement attirés par les musées, mais il faut bien avouer que celui-là mérite le déplacement. Il nous permet de revivre les grandes pages de l'histoire de la Colombie britannique sous la forme, essentiellement, de scènes grandeur nature: des totems (très grands), des maisons indiennes avec de superbes masques, ..., le navire de George Vancouver, une mine d'or, une gare,  l'intérieur d'un grand hôtel, Chinatown, un théâtre, ...la vie en forêt ou en bord de mer, avec des animaux plus vrais que nature, (pygargue, chèvre des montagnes, orignal, caribou, grizzli... (vraiment gros et grand le grizzli)... La présentation est attrayante  et nous n'avons pas vu passer les 3 heures!

 

 Nous partons ensuite flâner, sans but précis...

La ville est vraiment plaisante, très propre avec de la verdure partout. Il n'y a pas vraiment de grands bâtiments, mais beaucoup de belles maisons bourgeoises. Les anciens docks de briques rouges sont retapés en restaurants. Les rues, les avenues sont larges. On se repère très bien. Des calèches, des scooters, des bus à étages circulent dans toutes les rues, ... Il y a du monde, mais on ne se bouscule pas. Les gens ne semblent pas pressés. Assis sur les pelouses ou sur les nombreux bancs, on observe la vie du port: les arrivées et les départs des ferries pour les Etats-Unis, les bateaux-bus, les hydravions, les saltimbanques qui animent les quais, ..., on ne fait pas la queue dans les boutiques ou les restaurants, ...on se sent très vite bien...  C'est une ville reposante qui nous plaît beaucoup...

Le hasard nous mène au bout du front de mer, à Fisherman's Wharf. Il y a sur ce petit port, de nombreuses maisons flottantes en bois, de toute taille, toutes très colorées et fleuries... c'est mignon comme tout!

Il y a aussi, dans ce port, des invités permanents: des phoques. Ils attendent patiemment les poissons donnés par les passants: ils viennent les prendre dans la main, délicatement, sauf... quand une mouette voleuse les surprend et  emporte la mise...

 

Demain, nous quittons l'Ile de Vancouver pour attaquer les Rocheuses...




Publié à 12:50, le 12/08/2010,
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20 juillet. La route "Sea to sky"  

 

Et voilà, déjà dix jours que nous sommes en Colombie britannique. Nous quittons l'Ile de Vancouver. Pour rejoindre le ferry à Schwatz Bay, nous traversons des quartiers résidentiels très cossus, le long de la Marine drive, route qui fait face aux Etats-Unis. Les maisons sont vastes, en bois pour la plupart... elles sont dans la verdure et donnent sur la mer... très belle ville Victoria, très belle... Dans les jardins, sans barrière, nous avons vu au moins dix biches ou cerfs se gavant d'herbe fraîche ou de fleurs!

 

 

...Le ferry, après avoir louvoyé entre des îles et des ilots, accoste à Vancouver et déverse plus de 400 véhicules. Nous traversons la grande ville et pique-niquons, pour la dernière fois, dans le Parc Stanley, là-haut, près de Prospect Point… Nous empruntons ensuite le Lion's Gate pour prendre la route panoramique "Sea to sky" qui grimpe à Whistler, site des derniers Jeux olympiques. 

Belle route, elle longe le Howe Sound, ce fjord qui s'enfonce profondément dans la chaîne côtière. Les sommets sont plus hauts, plus pointus, les vallées plus profondes, les torrents plus puissants... et la neige est encore bien présente sur les cimes... Nous nous arrêtons pour voir la jolie chute Brandywine (66m).

 

Nous arrivons à Whirsley vers 16h. Le ciel est sombre et la pluie est là. On devine les pistes de ski et les remontées mécaniques. Nous attendons la fin de l’ondée, avant de flâner dans les rues proprettes de Whistler. C’est ici qu’on eut lieu les épreuves de ski alpin des derniers JO. Station très classe !

 

18h30. Entrée dans Pemberton, à 30km de Whirsley. Brenda nous accueille dans son B&B,"Country Meadows", une ancienne ferme, dans ce coin de Colombie britannique, grand producteur de pommes de terre. Notre logement, une fois de plus, est bien plus grand que prévu: 2 chambres, 2 SdB, une cuisine, un salon, un spa...! La montagne, face au salon, est haute et attirante... Et ,quel calme !


Ce soir, sur les conseils de Brenda, nous dînons chez "Pony", restaurant décontracté, au centre  du village. Christine teste une bière locale et les pizzas sont très bonnes.

Un klaxon puissant retentit plusieurs fois au loin... c'est le Rocky Mountainer, le train panoramique qui traverse les Rocheuses... il annonce  son passage dans la gare champêtre de Pemberton...

Très bon anniversaire maman, nous pensons tous les 4 beaucoup à toi.

 

 

 

 

 

 

 

21 juillet. Vers le parc de Wells Gray

 

Nous prenons le petit déjeuner dans l'appartement de Brenda. Elle a préparé en particulier un délicieux muesli maison, accompagné de muffins, de jus d’orange,...  Elle nous présente la route vers Clearwater et nous indique les arrêts "obligatoires"... Nous discutons aussi avec son mari, d’origine autrichienne, la soixantaine, qui, dans sa jeunesse, a été moniteur de ski à Chamonix et menuisier à Paris... c'est d'ailleurs lui qui a construit la maison. Il lui reste des rudiments de Français.

 

Nous avons 410km à faire, c'est notre plus longue liaison et j'ai prévu la journée (de 9h à 18h environ). Dès le départ de Pemberton, nous apercevons 3 ours noirs: 2 dans la rivière et l'autre, au bord de la route, tout près, à 5m... il est resté là, devant la voiture, quelques secondes, avant de détaler. La route monte, les paysages sont beaux: lacs et forêts colorés, sommets acérés, cascades et torrents bruyants... et premiers "mosquitos" voraces! On s'arrête très souvent pour prendre des clichés... en 2h, nous avons fait 50km! ...on n'est pas prêt d'arriver! Nous longeons les lacs Joffre et Setton et pique-niquons au bord du Canyon Marble.

Peu avant Lilloet, le paysage change radicalement, il va en être ainsi durant une bonne centaine de km. Les rivières Fraser et Thomson deviennent de profonds et impressionnants canyons, les arbres sont rares, ceux qui restent sont brûlés ou malades... il fait de plus en plus chaud... l’air est très sec, c'est très curieux! C’est presque désertique…

La végétation est jaune et la poussière domine… Par endroit, ça ressemble à la "Casse déserte" du col de l'Izoard, en France!  C'est une surprise, on ne s'attendait pas à ça! La route, large, bien asphaltée, propose aussi bien de fortes montées que des descentes prononcées… la voie ferrée est toujours proche, on y voit des trains interminables, tirés par plusieurs puissantes locos … Puis, après Kamloops et son lac immense, la rivière Thomson s’élargit.

La végétation plus fournie reprend ses droits, et les paysages ressemblent davantage à  ceux que l’on espérait : des montagnes, des arbres, des lacs, du vert et du bleu …

Nous arrivons à Clearwater vers 17h. Le village est tout en longueur, dans la forêt. On aperçoit son lac, sa plage… Nous trouvons sans peine notre logement pour deux soirs : le Wells Gray Inn. Nous sommes installés, au sein d’un camping, dans un bungalow très bien équipé : 2 chambres spacieuses, cuisine, salon de jardin … décidément, l’hôtellerie canadienne est performante. A l’accueil, la jeune fille prend son temps et nous présente le village, les commerces ainsi que le Parc de Wells Gray avec toutes ses promenades ; elle nous donne une documentation en Français.

Il est immense ce parc : il propose de nombreuses cascades… on parle de plusieurs centaines… on les comptera demain !

 

Nous allons faire quelques courses pour manger « chez nous » : nous avons envie de viande !!!

 

 

 

 

 

22 juillet : Chutes  à Wells Gray...

Une pluie fine nous réveille vers 8h. Les nuages gris sont là mais un mince coin de ciel bleu nous remplit d'optimisme (à juste titre d'ailleurs car il ne pleuvra plus de la journée).

Le Parc de Wells Gray est vaste: 500km2, près de 70km de long... il y a tout ce qu'il faut pour s'isoler et randonner en paix durant plusieurs jours. De plus,  il est gratuit, chose rare.

A notre programme, 4 promenades pour s'imprégner de l'ambiance du lieu...

- la vue du sommet du Green Mountain nous donne un aperçu  aérien de la grandeur du parc: massifs, lacs, cours d'eau, forêts... c’est immense...

- 2ème circuit (4km), les chutes Bailey: petites chutes, mais puissantes, longées de près par un plaisant sentier où déjeune un charmant écureuil...

- avec les "Spahat Falls", on passe au calibre supérieur: 75m, hautes falaises verticales, ...

- enfin, un grand moment, Helmcken... là, c'est la démesure: 145m, immense, bruyante, très impressionnante... et quelles couleurs: le rouge des hautes falaises, le vert de la mousse humide, le noir sombre de l'immense cavité volcanique, le blanc de l'écume légère... le tout, dominant la vallée et la confluence des torrents Clearwater et Murtle... nous marchons au bord du précipice... Quelle vision!!!

Demain, nous partons à Jasper en passant par le Mont Robson.

 

23 juillet. Vers Jasper par le Mont Robson.

 

Hier, impossible de se connecter. C'est d'un café de Jasper, face à la gare et aux montagnes que j'envoie ce message...

Hier, petit souci au départ. Un voyant s'allume sur le tableau de bord. Le jeune garagiste, proche du motel, précise qu'il s'agit de la pression des pneus... il nous regonfle immédiatement! Il nous rassure, il n’y a rien de grave, nous pouvons rouler sans crainte !

Nous longeons la rivière Thomson, large et tumultueuse. Dans la vallée, des prés et du bétail. Mais sur les sommets de plus en plus élevés, les nuages sont nombreux. Il y a des ruisseaux partout, dans tous les sens... Nous traversons Tête Jaune, Valemont et attaquons le col de Yellowhead... Subitement, devant nous, apparaît le Mont Robson... hélas en partie dans les nuages. Quel dommage! Je suis déçu... Mais nous sommes chanceux, comme disent les Québécois... à peine garés sur le parking de l'entrée du parc prêts à partir randonner, que les nuages se retirent...Il est là, énorme rocher, puissant, splendide, son sommet totalement blanc brillant au soleil... Avec ses 3954m, c'est le toit des Rocheuses canadiennes: il ne nous déçoit pas...

Nous faisons, à ses pieds, une randonnée de 2h30. Mais on ne verra plus le sommet. Les nuages sont revenus. Il ne s'est donc dévoilé que quelques minutes…

Nous quittons ici la Colombie britannique et entrons dans l'Alberta.

Une magnifique route nous conduit à Jasper, cernée de hautes montagnes... très joli coin une fois de plus.

Nous rejoignons le camping "Wapiti", en pleine forêt, au bord de la rivière Athabasca. Nous montons les tentes pour cinq jours. L'emplacement est vaste (25x15...), si vaste que je ne sais où installer les tentes!

Après dîner, nous faisons un petit tour de ville. Tout est soigné dans cette jeune ville (moins de 100 ans) centrée autour de la gare et d'une ancienne maison forestière transformée en Office de Tourisme. La météo est favorable pour les jours suivants: super pour la découverte des beautés naturelles du coin...

En rentrant au camping, des wapitis broutent tranquillement... ça devient  banal!

 

 

 

 

 

 

24 juillet : Au sommet!


Nous avons dormi dans la fraîcheur (8°)… ce n’est pas surprenant car nous sommes à 1000m d’altitude. Mais maintenant, il fait meilleur et le soleil réchauffe très vite les lieux.

J’ai prévu, pour cette journée, 2 sorties sur les hauteurs dominant Jasper. Entre les deux, nous ferons des courses, passerons au café internet et ferons l’indispensable lessive…


Ce matin, tout d’abord, petite randonnée (4km) au point de vue « Old Fort Point », 135m au-dessus de la ville… une fois de plus, nous sommes presque seuls: nous ne rencontrons que quelques vététistes et 4 promeneurs canadiens qui, nous voyant avec un plan, nous demandent des précisions sur ce sympathique sentier! C‘est rigolo et…ça me fait travailler l’Anglais!

La vue sur la rivière Athabasca est très plaisante: elle s’écoule en de nombreux méandres et dans différents tons de bleus dans la vallée presque plate… Il y a des arbres, de l’ombre, nous décidons de pique-niquer sur ses rives, mais que son eau est froide!
Dans l’après-midi, nous prenons le téléphérique le plus haut du Canada, pour grimper au sommet du Mont Whistler. En 8 minutes, nous sommes à 2200m… puis, à pied, nous allons jusqu’à 2460.... Il fait très beau, quelques nuages mais à haute altitude. La montée est rude mais le panorama est de plus en plus large… du sommet, il est exceptionnel et il récompense les efforts engagés: vision à 360°… le Mont Robson se détache au nord-ouest (il est à 80 km),

au sud, on distingue des pics à plus de 60km… le Mont Edith Cavel et son glacier suspendu, à 20km, est superbe (nous irons le voir de plus près sur la semaine)…

Nous distinguons nettement les lacs entourant Jasper ainsi que la route panoramique des glaciers filant vers le sud… on se croirait en avion! Ce panorama de montagnes est probablement le plus beau que j’ai admiré!



Demain, direction la vallée de la Maligne avec son lac et son canyon…

 

 

 

 

 

 

 

25 juillet. C’est Maligne!


Ciel totalement bleu, pas un nuage. Nuit toujours fraîche mais il est prévu 25° dans la journée.


La vallée de la Maligne commence dès la sortie de Jasper. Vallée entièrement dédiée à la nature comme souvent dans le coin: pas une maison, pas de fil électrique… mais des forêts (conifères et feuillus), des animaux en totale liberté, des montagnes dont les sommets ne sont que roches plus ou moins verticales et plus ou moins grises selon la lumière du jour (on comprend mieux le nom de Rocheuses)… On longe le lac Medicine avant d’atteindre le lac Maligne cerné de hautes montagnes.

Nous découvrons ce très beau lac en bateau et allons jusqu’à « Spirit Island ». Nous déjeunons, ici, sur fond de montagnes enneigées et faisons la boucle (3,5km) en hommage à Mary Schaeffer, femme qui a découvert ce lac en 1914. Petite déception toutefois, l’éclairage aurait été plus favorable, je pense, si nous étions venus en soirée… erreur de stratégie, dommage!

Dans l’après-midi, nous nous arrêtons au Canyon Maligne. Chaussures bien lacées, nous partons pour 5km de sentier glissant. Cette gorge, percée par le torrent impétueux, est très impressionnante: 51m de haut, sa largeur n’est par endroit que de quelques mètres, plusieurs cascades dont une de 26m taillée dans le roc… on découvre ici le travail inlassable et abrasif de l’eau sur la pierre… baignoires, marmites de géants et remous ne manquent pas et jalonnent ce beau parcours!

Au fait, nous avons croisé des écureuils, un mulot, un caribou et un cerf qui posait  en attendant probablement d’être immortalisé sur la pellicule…


Bonne et fraîche nuit à tous… ici, il est prévu 4°!!!!!

 

 

 

 

 

 

 

26 juillet. La vallée de l’Athabasca

Des chamailleries de spermophiles (petits écureuils) et des corbeaux bavards nous réveillent à 7h...

A nouveau, grand soleil sur la région. Prenons les casquettes et de l'eau...

Nous empruntons aujourd'hui la vallée de l'Athabasca, rivière glacière dont les eaux finissent dans l'Océan Glacial Arctique.

Nous allons tout d'abord aux chutes Sunwapta, à 55km du camping... trois chutes successives dévalent une étroite gorge. Le sentier (4km), comme toujours, est bien entretenu et ombragé, ça sent bon le pin de chez nous... La plupart des visiteurs s’arrêtent à la première cascade, la plus proche du parking. Nous allons voir les autres, plus bas dans la vallée…on est très proche de l’eau, des remous, des embruns… des postes d'observation, aménagés et sécurisés, permettent d'admirer le spectacle... La force de ces torrents ne cesse de nous impressionner...

Nous poursuivons par les chutes Athabasca, hautes de 25m. Le sentier suit le canyon, étroit et frais, où les eaux laiteuses s'engouffrent avec une puissance inouïe... l'endroit est extrêmement dangereux... des protections sont installées mais les touristes sont têtus… et il y a régulièrement des victimes : des plaques en métal, fixées sur des bancs en bois, rappellent la mémoire de ces imprudents.

La dernière sortie du jour se déroule en altitude... nous prenons l'étroite route qui grimpe les pentes du Mont Edith Cavel: cette infirmière britannique a été fusillée en 1915 pour avoir secouru des prisonniers. Le Canada lui a rendu hommage en lui attribuant le nom de ce superbe sommet. A 1800m, un sentier d'interprétation, avec des panneaux explicatifs, mène à un vaste cirque dominant  un lac glacière. Trois glaciers sont visibles dont le glacier suspendu "Angel glacier"... très très sympa! Ces glaciers reculent, la moraine bien visible est énorme, des icebergs flottent, l'eau est bleutée, la roche sombre,... Le soleil disparaît derrière le Mont Edith Cavel...!

 

Un jour de plus à Jasper... un jour de moins...

 



Publié à 12:10, le 12/08/2010, Noyal-Pontivy
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 27 juillet.  Journée détente à Jasper.


Réveil à la carte. Dans la matinée, nous faisons les boutiques à la recherche de souvenirs: cartes postales,…? Loïc déniche un superbe chapeau de cow-boy et moi une casquette du meilleur effet. Nous en profitons pour faire une lessive et bien sûr allons dans notre café préféré pour consulter et mettre à jour nos courriels. Nous déjeunons d’ailleurs là… très bon ce cuisinier québécois. De la terrasse, nous regardons  la rue, la gare, les sommets…


En fin d’après-midi, car il fait 30°, nous découvrons la charmante Ile Pyramid, espace protégé, puis nous allons marcher (8km) près des lacs Pyramid et Patricia… le soleil rasant leur donne de belles couleurs… nous ne rencontrons sur ce sentier qu’une cavalière qui monte à cru!


Nous passons une dernière fois dans Jasper. Très agréable petite ville soignée: pas d’immeuble haut, des trains nombreux et immenses, des parkings gratuits(!)… une ville à la mode et pourtant pas du tout guindée. Nous avons aimé ses petites maisons en bois (genre village gaulois ou Boucle d’Or!) le charme de l’Office de Tourisme, les chemins de randonnée qui partent du centre-ville et qui vont partout, les animaux sauvages pas craintifs du tout et bien sûr le décor splendide...


Demain, nous partons découvrir l’Icefield Parkway, la route panoramique spécialement créée pour le plaisir des yeux.


28 juillet. Route des glaciers : vers le glacier Athabasca.


Quelques éclairs et le tonnerre nous réveillent vers 5h. Il pleut peu mais suffisamment pour mouiller les tentes et occasionner un léger retard dans le rangement… d’autant plus que des wapitis se restaurent devant chez nous et fouillent dans la malle de la voiture… ils s’emparent puis délaissent un sac à dos ! C’est rigolo… deux jeunes, craintifs, appellent les aînés!




Splendide route ouverte en 1940 entre Jasper et Lake Louise, la route des glaciers est large et est faite exclusivement pour les touristes, il n’y a pas de camions et sa vitesse est limitée. Elle épouse le relief et colle au paysage. De nombreux parkings points de vue permettent ainsi de profiter du spectacle exceptionnel qui se dévoile virage après virage. On roule tranquillement, on écarquille les yeux, on ne parle plus et on apprécie… vallée, sommets, lacs, torrents, cascades, …

 On vit un instant d’éternité…

Nous arrivons au glacier Athabasca, à 2000m, vers 10h40, trop tard pour la marche sur glacier du jour. Nous réservons pour demain sur les conseils des guides de Parc Canada.


Nous allons donc randonner sur le sentier Wilcox Pass (8km) face au glacier. La montée est rude, surtout au départ avec ses 400m de dénivelé. La vue sur les étendues de glace est superbe. On distingue 3 langues issues du grand champ de glace Columbia. L’Athabasca recule inlassablement: 1,5km depuis un siècle, sa masse a diminué des 2/3... Les alpages en fleurs sont très beaux, les marmottes sifflent à notre approche…

 


A 17h30, nous arrivons à l’Auberge de Jeunesse de Beauty Creek, au bord de la rivière glacière (2°). Le coin est paisible…

Tim nous accueille avec chaleur.  « Here, no stress ! »

Face à la montagne, le cadre est champêtre… pas d’électricité… ici, on s’éclaire avec des lumogaz, comme autrefois, en vacances, dans le Tarn… ce soir, on se couchera tôt!

Devant le chalet, Tim arrête de bricoler… menuisier de métier, ici pour six mois, il rénove une partie de l’auberge. Il allume le feu, face à la rivière…


L’ambiance autour du foyer est très conviviale. Nous discutons longuement avec un couple de Néerlandais qui parlent très bien notre langue. Ils sont déjà allés du côté de Narbonne. Ils sont dans les Rocheuses depuis une semaine et font Calgary-Vancouver en vélo… elle a une peur bleue des ours et nous demande d’enlever de la chambre nos sacs de nourriture… lui s’inquiète plutôt de l’absence de pistes cyclables et des véhicules qui les frôlent… Félicitations pour ce défi…vu le relief, chapeau !

 

 

29 juillet. Marche sur le glacier Athabasca.


L’auberge n’a pas fait le plein et nous ne sommes que huit à avoir dormi dans ce joli cadre. A 9h30, nous quittons les lieux, non sans avoir remercié Tim de son sympathique accueil.



Pour nous échauffer, nous allons découvrir les belles chutes Stanley, près de l’auberge. Peu connues, elles méritent largement les 3 km de marche.

A 12h30, Mat, le guide de montagne, nous accueille pour la marche sur glace. Il vérifie notre tenue: bonnet, gants, lunettes, polaire… et nous fournit des crampons. Nous rencontrons, une étudiante française d’Angers, qui a fait ses études en Nouvelle-Ecosse… elle nous servira d’interprète lors d’explications techniques…
C’est parti pour une expérience unique pour nous… ça craque de partout sous nos pieds, l’eau coule en ruisseaux bleutés,


le glacier semble transpirer, la glace est blanche, bleue, noire, … il y a beaucoup de cailloux, du gravier… Partis de la moraine du glacier, nous montons en file indienne, presque sans effort. Mat,  professionnel passionné est attentif à  la troupe.  Pédagogue, il  parle lentement, explique le danger, la glace fragile qui peut se dérober… Nous découvrons une cascade aux reflets bleus, …, « The Hole » un gouffre bleu, inquiétant qui plonge verticalement dans les entrailles de la bête…

Où nous sommes, l’épaisseur de glace est de 50m, au plus épais, elle atteint 300m… la langue sur laquelle nous sommes, mesure 7km de long… elle n’est qu’un morceau de Columbia qui est 50 fois plus important… en hiver, il tombe 5m de neige… l’endroit est souvent très inhospitalier…




Sortie extra, super souvenir ! Nous sommes tous enchantés. L’endroit où nous sommes garés, en 1848, était recouvert de 150m de glace: ça fait froid dans le dos!! Dans 80 ans, d’après les spécialistes du parc, cette langue aura probablement disparu… snif… Ah, quand même, un point très important : nous sommes, au niveau du champ de glace Columbia et du col de Sunwapta voisin, sur la ligne de partage des eaux. Et bien ici, cas unique au monde, l’eau part dans trois directions, vers trois océans: l’Athabasca coule vers l’Arctique, la rivière Fraser vers le Pacifique et la Saskatchevan vers la baie d’Hudson et l’Atlantique…


Il est 17h et nous avons encore 130km à faire pour rejoindre Lake Louise… Quelle route! Il se dit que c’est la plus belle route panoramique du monde… je n’en sais rien mais qu’elle est belle, tracée avec goût …et que l’on se sent petit, petit, …, glaciers, montagnes élevées, neiges éternelles, sommets rocheux, parois abruptes, cols interminables, descentes à fort pourcentage, chutes d’eau, lacs colorés (Peyto, Bow), rivières, torrents,…, ça n’arrête pas durant ces km qui passent trop vite…




A Lake Louise, nous allons immédiatement admirer le lac… Ooohhh!


On s’installe pour 5 nuits au camping, grand, en forêt, près de la voie ferrée où les trains sont nombreux et bruyants. Des passages canadiens à l’entrée du camp et une barrière électrifiée tout autour sont installés pour éviter les intrusions d’ours…

 

30 juillet. Randonnée Lake Louise.


Sortie à la journée pour admirer le lac et les montagnes qui l’entourent (14km, 700m de dénivelé, 6h).


Le sentier commence près du célèbre et grand hôtel en bordure de lac où il y a un monde fou. La majorité des visiteurs (surtout des Asiatiques) s’arrêtent ici, face au lac, quelques minutes. Ils font la photo du lac et du glacier Victoria, celle de l’hôtel puis se prennent dans toutes les positions… Ils repartent ensuite, au pas de course, vers un autre lieu de visite…

Mais dès que l’on s’éloigne de 500m, c’est déjà bien plus calme, et alors là, …la vue…, la vue…, quelle vue !

 
Nous montons par la forêt vers les lacs Mirror et Agnès. La pente s’accentue pour grimper au Big Beehive, le sommet du jour à 2255m, qui domine le lac. Très rude montée mais quelle vision sur le plan d’eau, 400m en contrebas: la couleur surtout est étonnante, du bleu laiteux que nous ne remarquions pas du bas…

Nous ne nous attardons pas au sommet car l’orage gronde dans la vallée voisine… les nuages semblent venir vers nous, le ciel s’obscurcit et de grosses gouttes tombent… Nous bifurquons en direction de la « Plaine des six glaciers », dans le prolongement du lac. Soleil et petites ondées se succèdent lors de la remontée de la vallée. L’orage, lui, s’est éloigné. Nous jouissons toujours de beaux panoramas sur ces glaciers, eux aussi, hélas, en déclin… Les écureuils, eux, ne sont pas farouches !



Nous rencontrons un couple de Vienne (en France), déçu que ses enfants ne fassent pas cette belle randonnée et un groupe de Suissesses qui cherchent son chemin…  quant au Japonais, « le Mont Fuji », il ne marche pas sur le sentier, il vole… Lors du retour vers le lac, le soleil couchant et rasant donne une coloration différente aussi bien au lac qu’au grand hôtel si décrié : il dénaturerait les lieux, gâcherait le paysage… Nous, il ne nous déplaît pas du tout…


Il fait partie du paysage et de l’histoire des lieux. Il en est le symbole, lui, construit il y a un siècle, pour accueillir les riches touristes venus, du monde entier, découvrir, grâce au chemin de fer, la magie de la montagne…, la magie des Rocheuses…

 

 

31 juillet. Parc de Yoho, Emerald lake.


La météo locale était pessimiste et prévoyait de l’eau sur tout le secteur dès ce matin. Perdu et tant mieux! Au contraire, grand soleil, peut-être un peu de brume à l’horizon…

Nous partons pour une journée sur le Parc de Yoho, voisin de celui de Banff, à moins de 30km de Lake Louise. Notre premier arrêt est pour les tunnels à spirales construits vers 1910... Ils ont permis aux trains de la Canadian Pacific de franchir, chose impensable, ce col si important de Kicking Horse.

 


Nous remontons, par une route sinueuse, la vallée de la rivière Yoho pour admirer la chute Takakkaw, une des plus hautes du Canada, avec ses 240m… un vrai brumisateur!


La randonnée du jour, nous la ferons au lac Emeraude… j’ai l’impression de radoter mais quel beau lac! Quelles couleurs! Ce bleu-vert est magique!

 

 

 


Nous faisons simplement le tour de 6km. Nous prenons notre temps et observons plantes et animaux... ainsi que le lodge …

 

 

 



Peu de monde… grand calme… seul se fait entendre  le léger clapotis  des avirons au contact de l’eau… c’est très reposant!       

Nous terminons la journée à l’ancienne gare de Lake Louise, en bois, classée monument historique, et actuellement restaurant haut de gamme… à ses côtés, des anciens wagons de la CPR, wagon restaurant et wagon postal… retour vers le passé!



Au fait, pour Mimi et tous les autres enseignants, sauf Danièle la veinarde, où serez-vous dans un mois???



Publié à 13:09, le 11/08/2010, Noyal-Pontivy
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 1er août. "Je vous trouve très beau..."

 

Nous avons eu un orage hier soir. Il était prévu frais et pluie, aujourd'hui dimanche, toute la journée... mais la météo locale n'est pas fiable... en fait, ce fut un peu couvert mais pas une goutte!

Nous passons la journée au lac Moraine, à 14km de Lake Louise.

 

La jolie route en lacets monte sur les hauteurs de la Bow Valley. Comme pour toutes ces sorties, il y a du monde, beaucoup de monde. Nous avons pris la dernière place du parking !

 

Le soleil nous sourit et se montre dès notre arrivée. Le lac est immédiatement visible. Nous sommes surpris par la quantité de bois qu’il transporte. Que dire...? Il est très beau avec ses falaises sombres, ses sapins bien verts et sa couleur bleue, du bleu turquoise.

 

 

J'ai choisi d’emprunter 2 petits circuits dans les environs immédiats du lac.

 

 

Nous longeons ses rives calmes, dominées par les 10 pics...

Nous montons ensuite au lac Consolation. Christine a pris la clochette anti-ours: le secteur est fréquenté par des grizzlis et des ours noirs, et il est obligatoire de marcher par groupe de quatre et en rangs serrés...

 

Nous ne rencontrons que marmottes et oiseaux…

 

 

 

Le sentier se termine près du lac, devant un énorme pierrier sur lequel nous grimpons pour avoir une meilleure vue. Joli petit lac encore une fois, avec peu de monde car éloigné des parkings. Un très beau glacier suspendu nous toise…

 

 

 

 

…et dans les éboulis où nous évoluons, Dame marmotte joue à cache-cache...

 

 

 

 

 

 

2 août. "Deux de chute... à Yoho."

 

 

Nouvel orage hier soir vers 23h... ça claque fort dans la montagne!

Ce matin, la plafond est bas, pas de  pluie mais il fait frais... Vite, à la douche ! Elle devrait nous revigorer.


La météo est très pessimiste pour la journée. Tant pis, nous partons, comme prévu, à Yoho, pour une randonnée de la journée.

 

 

A partir de la chute Takakkaw, nous montons jusqu'aux "Twin falls", les chutes jumelles, à 17km… Il nous faudra, je pense, 6 à 7h pour effectuer cette boucle.

 


Quasiment personne sur ce très beau sentier, tout d’abord rectiligne puis beuacoup plus tourmenté. Il n'aurait pas déplu à ma tante Michou, grande randonneuse...

 

 

Nous remontons gentiment la tumultueuse rivière avec, en toile de fond, le grand glacier Yoho. Nous croisons plusieurs belles chutes réparties à droite et à gauche de la sente... La pente est plus marquée et devient nettement plus raide après le l’espace camping… les parfums exhalés par les arbres ou les fleurs nous aident à grimper...

 

 




...le bruit devient de plus en plus fort... on approche du chalet des Twin falls, salon de thé, lui aussi classé monument national.

Le bruit s'intensifie: on dirait un avion au décollage! Elles apparaissent au détour du sentier et nous sommes à leur pied...

 

Splendides, elles sont splendides! Ces chutes, de

180 m, dégagent une terrible force ainsi… qu'un vent très frais. Il faut se couvrir chaudement ! Nous enfilons une veste et restons sans voix... Elles dévalent la falaise noir-rouge dans un vacarme assourdissant... les sapins, au sommet, semblent minuscules… Qu'il serait difficile d'établir un classement de toutes ces chutes d'eau!!!

 Le chemin du retour nous fait traverser un interminable  pierrier, formé de blocs énormes, à flanc de falaise, terrain de jeux des chèvres des montagnes et des grizzlis...

 

Hélas, nous ne verrons ni les unes ni les uns. En nous retournant, nous bénéficions d’une très belle vue sur les cimes et les glaciers, là-bas, au loin...

 

 

 

Le ciel se charge de plus en plus de nuages, le brouillard descend, le tonnerre gronde sur les hauteurs... c'est beau!

La pluie n'arrive que vers 18h, pour, probablement, arroser notre départ de Lake Louise pour Banff...

 

 

 

3 août. En route pour Banff.

 

 

Forte pluie dans la nuit. Au réveil, ce matin, les tentes sont très humides… mais il faut ranger! Heureusement, le soleil, revenu vers 9h, vient à notre secours! Un petit écureuil aussi. Curieux, il  veut probablement nous aider… il est installé tranquillement dans la voiture, prêt à partir! Il sort et cherche les miettes de notre déjeuner…

 

 

Un dernier regard sur le Beehive (le mont qui domine le lac) et nous quittons Lake Louise à 10h30, direction Banff, à 60km, pour la dernière étape du séjour.

 


Notre randonnée quotidienne, nous la faisons dans le Canyon Johnston, à mi-chemin. Cette sortie de 12km (5h) nous permet de voir une série de 7 chutes dans une profonde gorge qui se creuse inlassablement...

 

L’accès est difficile, on se déplace sur des passerelles métalliques, au-dessus du torrent… Il y a un monde fou sur la première partie, jusqu’à la chute basse. Puis, plus on avance, plus on est tranquille, comme toujours… Après avoir apprécié la vue sur la chute supérieure que l‘on voit de très près, nous poursuivons jusqu’aux Ink Pots.

 

 

 

 

 

 

Les pots d’encre : 5 bassins colorés (bleu, vert, avec une touche de jaune), issus d’une rivière souterraine, là-haut, sur le plateau ceint de montagnes rocailleuses…

 

Le plus de la sortie, nous avons vu un pygargue pêcher: perché à la cime d’un arbre, il a plongé sur un poisson et l’a pris dans ses serres pour aller le déguster… quelle image!

 

 

 

A 17h, nous entrons dans Banff. Nous nous installons à l’Irwin’s Mountain Inn pour ces trois dernières nuits. Bel établissement, en plein centre-ville. Grande chambre, frigo, micro-onde, … et des lits moelleux qui vont nous changer de nos petits matelas de camping...

 

 

 

4 août. Privilèges, privilèges...  

 

 

Bon anniversaire Jo et Jackie!

 

Ce matin, après une nuit très reposante, nous faisons du lèche-vitrines dans Banff Avenue, l’artère principale de la ville, à la recherche de l’objet rare, celui qui, plus tard, nous rappellera ce voyage…

 

 



Ici, les privilèges demeurent… la présence de quelques boutiques haut de gamme (Vuiton, …), d’hôtels très luxueux et de tarifs dissuasifs (vélo, canoë, …) prouvent bien que la nuit du 4 août est bien loin…

 


La ville est dans un très « bow » cadre, entourée de massifs élevés (3000m) et de vastes forêts. Nous traînons dans cette avenue animée… c’est agréable, nous ne sommes pas pressés… il y a de très jolies maisons en bois, …un cinéma « Rex », …une belle église, on la croirait en carton, …

 

 

Nous mangeons dans un fast-food. Comme depuis le début de notre séjour, nous croisons un nombre incalculable de personnes fortes, très fortes, très très fortes… J’ai quelques kilos en trop, c’est sûr, mais là, je suis battu, c’est

 pas comparable, je me sens maigrichon: les ventres proéminents et les bourrelets importants sont légions y compris chez les jeunes et les ados; certaines personnes sont si fortes, qu‘elles ne se déplacent que sur des tricycles électriques et vont manger… chez « Mc Do »!! Au restaurant, Coca et Sprite sont servis à volonté!… Les autorités sanitaires sont très inquiètes…


Après-midi, nous faisons un petit tour au lac Minnewenka.

 

Les sentiers sont en partie fermés, car une maman Grizzli, agressive, cherche de la nourriture pour ses petits… Au fait, et ça fera plaisir à Colette, il n’y a pas de serpent dans le coin!!!

 

 

Nous allons ensuite voir les cheminées de fée qui dominent la Bow Valley…

 

 



Enfin, nous montons à la station de ski du Mont Norquay d’où nous avons une vue « aérienne » du secteur… au fond, on distingue la masse imposante de l’hôtel très haut de gamme, Fermont Banff Spring…

 

 

 

5 août. Dernières foulées...



Publié à 10:53, le 10/08/2010, Noyal-Pontivy
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